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Stress école: comment réagir aux moqueries

Posted by admin on 17 septembre 2014 in L'école aujourd'hui |

 

moquerie

On se moque de votre enfant, d’un élève…

« T’es gros, t’es un bébé, t’es noir, t’es nul, …. ».

 

Pour les parents (et ce, quelque soit le sujet de raillerie auquel est exposé un enfant), « la première règle est de ne pas banaliser ces moqueries probablement non évitables– mais de ne pas dramatiser non plus la situation », explique le Pr Zdanowicz. Même s’ils ne comprennent pas, parfois, où se trouve le problème, pour être soutenants, il leur faut rester à l’écoute et chaleureux.

 

L’exemple du surpoids:

« L’idée, c’est que les parents puissent dire à l’enfant : ‘ Il y a un problème, il existe une solution’ », poursuit le psychiatre. Une discussion peut alors être amorcée sur ce que le jeune ressent par rapport aux critiques, et sur l’importance qu’il leur accorde. Parfois, il ne vit pas mal son surpoids. Mais ses kilos entraînent des regards, des mots : ils ont un coût. S’entendre reprocher son poids, est-ce vraiment grave à ses yeux ? Quelle place accorde-t-il aux critiques ? C’est le moment de lui expliquer que, toute sa vie, il y sera confronté, sur ce thème ou sur un autre. Tout le monde passe par là, avant de finir par apprendre à amortir les chocs ou à les gérer. Décide-t-il de ne pas changer, tout en sachant à ce à quoi l’expose cette attitude ? Ou bien l’impact des moqueries l’incite-t-il à vouloir maigrir ? Cette option-là a un prix, elle aussi… Mais ses parents peuvent lui dire que, si tel est son choix, ils tenteront de l’aider. »

Enfin, pourquoi ne pas parler aux enfants du droit à la différence, et du fait que l’on peut (ou que l’on doit) s’aimer soi-même, avec ses différences ? « Toutefois, ce discours n’aura d’impact que si les adultes reconnaissent que ces différences font parfois mal… », rappelle le psychiatre. (Tiré de cet article)

 

Que faire ?

L’indifférence n’est donc pas une solution. Elle ne résoud pas le problème et n’est souvent pas suffisante pour décourager les moqueurs. La violence n’est pas non plus une réaction positive (même si je sais que ça peut parfois vous démanger…) et elle peut avoir des conséquences fâcheuses (riposte, punition de l’enfant qui a frappe…). On va donc la jouer Peace and Love et homme/femme civilise(e).

La pédagogie et l’humour sont bien plus efficaces parce qu’elles vous donnent une bonne image de vous-même. Cela participe à la dédramatisation et à la confiance en soi. En faisant face et en affrontant calmement la moquerie, vous allez renforcer votre confiance en vous.

Pour cela, le docteur William Murphy conseille aux parents de travailler avec leurs enfants pour développer un plan “anti-moquerie”.

Tout d’abord, vous pouvez expliquer à votre enfant qu’il n’est pas le seul à subir des moqueries. Vous pouvez lui dire que vous en avez subi vous-même ou prendre d’autres exemples (cf les rondouillards, les grandes perches, les boutonneux, les binoclards et les grandes oreilles).

 

Exemple de l’enfant bègue:
Ensuite, vous devez lui faire comprendre pourquoi les autres enfants se moquent. Première explication : l’ignorance. Une personne ayant un bègue dans son entourage ne s’amusera sans doute pas à se moquer des bègues qu’elle rencontre. A l’inverse, les enfants confrontés pour la première fois au bégaiement ne peuvent pas comprendre que cela n’est pas volontaire et peut même être source de souffrance. Il faut donc expliquer.

Pour cela, les parents peuvent bien sûr s’adresser directement aux enfants qui se moquent ou demander au professeur d’intervenir et d’expliquer.

Mais la meilleure solution, si cela est possible, est d’aider l’enfant à trouver lui-même des solutions pour agir par lui-même. Pour cela Murphy recommande de recourir au jeu de rôle. Tour à tour, vous jouez le rôle du moqueur et du moqué et vous improvisez des réparties. Votre enfant pourra retenir celles qui lui plaisent le plus pour les utiliser ensuite dans la « vraie » vie. Vous pouvez aussi lui conseiller de s’exercer avec un ami, s’il se sent plus à l’aise.

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Pour dépasser les complexes:

 

Exemple: travailler l’estime de soi par les contes:

« Le complexe, explique la psychanalyste Nicole Fabre, est le fruit d’une situation qui s’est complexifiée et trouve son révélateur dans une particularité physique. » Alors, pour aider les enfants à y voir plus clair dans ce qui les contrarie, elle conseille aux parents de leur lire les “Contes à guérir, contes à grandir” de Jacques Salomé (Albin Michel, 2000), psychosociologue.

 

Pistes de recherches:

Le théâtre, le sport, les jeux (de rôles, de coopération…), toute activité que l’enfant à plaisir à pratiquer, où il est en situation de réussite.

 

Travailler avec lui sur:

Vous me voyez différent (petit, grand, gros…) mais :

J’ai des qualités (les trouver avec lui)

Je sais faire des choses (avec ma fille de 4 ans: je sais jardiner, cuisiner, dessiner, coller, découper, nager, escalader… Visionner pour les + jeunes Dany le tigre et sa chanson:

« Il n’existe personne comme vous dans tout le monde entier et c’est ça qui fait que vous êtes unique »)

 

superheros

 

Illustrations (tirées de cet article):

1. Le jeu de la silhouette

Vous pouvez faire, avec lui, un exercice que nous aimons bien faire avec les enfants. Faites-le coucher sur le dos sur une grande feuille de papier (ou du carton) suffisamment grande pour que vous puissiez y dessiner le contour de son corps. Par la suite, invitez-le à se représenter physiquement comme il se voit en illustrant ses cheveux, ses yeux, ses vêtements, ses traits particuliers, etc.

Ensuite, retournez la feuille. Demandez-lui de vous faire la liste de ses capacités : Je suis capable de lire. Je partage souvent mes jouets. Je respecte les consignes. Je suis attentif aux autres…

Faites-lui remarquer que ses capacités sont cachées derrière la feuille tout comme elles ne sont pas nécessairement apparentes pour ceux qui le regardent. Soulignez le fait que, peu importe ce que les autres disent ou font, ces capacités sont les siennes et que LUI doit en être conscient. S’il les oublie, comment les autres devraient-ils se le rappeler?

Affichez son autoportrait dans un endroit qui lui est accessible et faites l’exercice de lui faire énumérer ses capacités sans regarder derrière la feuille. Ainsi, il intégrera davantage ses capacités.

 

2. Réflexions sur les réactions  plus efficaces

Dressez avec lui une liste de réactions plus favorables et adéquates selon son objectif :

  • Affirmation de soi – dire au moqueur que son commentaire n’est pas apprécié.
  • Utiliser l’humour – pratiquer une réplique drôle qui désamorce les moqueries.
  • Éviter l’occasion – tisser un nouveau cercle d’amis qui correspond davantage à sa personnalité.
  • Identifier des personnes ressources – se référer au professeur s’il est victime d’intimidation.

Gardez en tête que plus il aura confiance en ses capacités moins il s’affectera des moqueries de ses copains d’école. Il est donc important l’aider à solidifier sa confiance par différents moyens : développer une posture solide, faire des cours d’art martial, participer à des activités de groupe, lui laisser la place pour s’affirmer et décider, etc.

 

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9 conseils pour lui donner confiance

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