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Bâtisseur de bonheur : Anne-Marie Gaignard

Posted by admin on 7 novembre 2015 in Bâtisseurs de bonheur |

 

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Je vous propose de faire connaissance avec Anne-Marie Gaignard, qui a souffert enfant d’une mauvaise orthographe et est aujourd’hui créatrice de méthodes ludiques pour apprendre l’orthographe (La méthode « ORTHOGRAPHE AUTREMENT » en 9 étapes (10 heures seulement)…).
Profbienveillant est heureux de partager avec vous l’interview d’une professionnelle innovante et inspirante.
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Tout d’abord, découvrez-là dans cette courte vidéo:

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontés  les parents, les jeunes qui viennent vous voir ?

La plupart du temps les familles nous arrivent après avoir déjà tout essayé. La principale difficulté des parents vient des constats alarmants donnés par les enseignants, voire aussi vus par les parents et toujours liés à des difficultés réelles et certaines, d’écriture, de lecture, d’échec scolaire, de découragements de l’enfant et que rien n’y fait. Ils se sentent impuissants.

Il est fréquent qu’une maman ou un papa nous dise : « Sauvez mon fils ! » ou « Sauvez ma fille ! ».

Quelle définition pourriez-vous donner de votre profession ?

Si le système éducatif remplissait parfaitement sa mission, ma profession n’existerait pas. D’ailleurs c’est très difficile de dire ce que l’on fait comme métier. Au Québec, nous serions des « orthopédagogues ». En France, lors de mes conférences on dit de moi ou de mon réseau : vous êtes des mécaniciennes des mots »…

Quelles améliorations votre travail apporte-t-il ?

Il ne s’agit pas d’améliorations. Il s’agit d’une reprise complète des fondamentaux en lecture et en écriture où l’enfant comprend ce qui lui est arrivé et se « répare » avec nous. En clair, il comprend ENFIN ce qui lui est arrivé dans sa petite enfance. Il a raté son CP pour toutes sortes de raisons possibles (décès, déménagement, divorce des parents etc… ». Il a donc appris à lire tout seul, faute d’une méthode qui ne lui a pas convenu » il met des mots sur ses lacunes, sur ses erreurs.

Notre mot d’ordre est le suivant : La faute d’orthographe n’est pas une fatalité ». Une fois que l’enfant a TOUT COMPRIS, il est apte à écrire, à lire correctement pour sa norme d’âge et ne lâchera plus jamais l’outil que nous lui avons apporté.

Comment en êtes-vous arrivé à ce métier ? Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Tout simplement par ma propre souffrance liée aux mots que je lisais avec difficulté et que j’écrivais comme bon me semblait. Exemple : une saldo pour une salle d’eau. Je n’avais aucune conscience des mots et surtout par ma rencontre avec Philippe ROUX, ex directeur de l’Institution des Lavandes à ORPIERRES.

C’est lui qui a su me faire comprendre la différence entre un vrai DYS dont on m’avait collé l’étiquette dans le dos dès l’âge de 7 ans et que finalement, j’étais comme beaucoup d’autres qui souffraient d’un BEAU ET VRAI : « Ratage d’apprentissage ».

Survivre à ce mal a été ma motivation. Lorsque j’ai su à 36 ans que tout le monde s’était trompé sur mon compte alors cela m’a rendue malade. J’ai plongé dans une profonde dépression, j’ai perdu beaucoup de poids et pour survivre à ce mal, je me suis promis que : « plus jamais personne ne me jugerait sur mes écrits ». En clair, ma motivation a été de me reprendre en mains, de me réparer sans utiliser aucun terme grammatical, et de tirer le maximum de gens vers le haut ! Enfants, ados, adultes etc…

Quels conseils au quotidien pourriez-vous donner aux familles pour plus de mieux-être dans leur vie ?

Qu’ils ne s’arrêtent pas au diagnostic « faussé » des orthophonistes. Une dyslexie se classe « légère, moyenne, sévère ». Les ¾ des parents disent : « Mon fils est dyslexique » : Réponse de ma part : à quel degré est-il dys ? Qui vous l’a dit ? Réponse : l’orthophoniste. Peut-elle à l’œil nu faire la différence entre un écrit lié à un ratage d’apprentissage et celui d’un vrai dys ? NON IMPOSSIBLE.

Trois tests sont nécessaires pour affirmer une dyslexie et pouvoir la classer. C’est une bien vaste supercherie. Oui, des vrais dyslexiques, il y en a mais un très faible pourcentage. Tous les autres sont victimes d’un ratage d’apprentissage. Au regard d’un écrit, de fait on peut confondre un vrai dys d’un enfant dont l’apprentissage a été raté. Les erreurs sont semblables mais les causes sont différentes. Il est là, l’amalgame qui nous coûte cher et qui ne soigne rien. S’il n’y a pas de pathologie, l’enfant n’a rien à faire chez l’orthophoniste. C’est un scandale ! C’est le système éducatif qui veut cela. C’est tellement plus simple de coller une étiquette dans le dos d’un enfant, persuadé que c’est de sa faute et qui va mal car il ne comprend pas pourquoi, ça n’a pas marché pour lui ….

Avez-vous des conseils de lecture, de vidéos, d’auteurs, de sites internet ?

Lire : Trop intelligent pour être heureux, de Jeanne Siaud-Facchin.

Vidéo : le paradigme de l’éducation par Ken ROBINSON,

Mes sites Plus jamais zéro et/ou Défi9.

Selon vous quelles sont les 3 choses les plus importantes dont un enfant, un jeune ait besoin ?

La première se sentir aimé et accompagné par ses parents.

Comprendre ce qui ne va chez lui sans le taxer d’une « fausse maladie »

Pouvoir montrer ce qu’il sait faire et sans se tromper.

En clair, il remonte son estime de lui-même. Ainsi il sera un adulte qui tiendra la route, bien solide sur ses deux pieds.

S’il existait une école idéale selon vos aspirations comment la verriez-vous ?

Si je parle du primaire : Une école sans stress, laisser avancer tranquillement les élèves sur les fondamentaux et ce jusqu’au collège.

Une école où l’initiative, la recherche des élèves seraient à placer en priorité.

Tenir compte de qui ils sont et ne pas tenter de faire passer un savoir dans toutes les têtes qui ne sont pas identiques. Stopper purement et simplement le fameux « collège unique » qui nous amène à notre perte.

L’école du bonheur, tenant compte de l’horloge biologique. Laissez le temps au temps et surtout ne stigmatiser personne. Ce n’est pas un enseignant qui doit décider de l’avenir d’un enfant.

Comment y verriez-vous les adultes (enseignants et encadrants) ?

Plus des accompagnateurs vers la recherche du savoir essentiel que des gens prétendant avoir  « la science infuse ». Aujourd’hui, l’enseignement tourne autour du : Ecouter en classe, apprendre et redonner le savoir quasi à l’identique.

L’accompagnant de demain devrait plutôt aller vers :

Le « Laisser chercher » l’apprenant, via une vidéo, des questions trouvées sur un sujet précis et laisser le champ de l’évaluation possible sans toucher au raisonnement de l’enfant ou de l’adolescent. Si le chemin pris par lui amène à la solution, c’est l’essentiel non ?

Si un pas pouvait être engagé pour plus de mieux-être à l’école actuelle, que préconiseriez-vous ?

  • Apprendre les mouvements pour mieux se concentrer.
  • Apprendre un peu à « lâcher-prise »,
  • Apprendre le mouvement croisé pour que toutes les connections neuronales se fassent correctement.
  • Laisser une part d’invention, d’imagination aussi.

Trop de contraintes actuellement de temps, de programmes, d’évaluations en tout genre et souvent tronquées sur l’essentiel « s’exprimer à l’oral et à l’écrit » et ce correctement.

Comment prendre contact avec vous ? Où exercez-vous ?

Deux sites : www.plusjamaiszero.fr (particuliers enfants ados adultes) ou www.defi9.fr

Nous sommes basés sur Angers département du 49

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