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Malaises (v)

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Un malaise général: souffrances des profs, des élèves, des parents…

 

Souffrance des enseignants

 

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2011/l-enquete-du-20h-le-malaise-des-profs-6492116.html

 

Les raisons du malaise des profs

Le malaise chez les profs n’est pas nouveau au sein de l’Éducation nationale, et les questions liées à la « souffrance au travail » font l’objet d’un travail de réflexion depuis plusieurs années chez les syndicats. L’accumulation des réformes. « Les réformes et les mesures en cascade touchent des aspects structurels et les moyens pédagogiques. Les suppressions de postes [plus de 80 000 en cinq ans, N.D.L.R.] et les réformes profondes ont impacté le sens de notre métier. » Surcharge de travail. « La pression est sans cesse accrue sur l’efficacité des profs.

On leur demande de fonctionner comme dans les entreprises. Les sociologues parlent à juste titre d’un travail empêché. On empêche les enseignants de faire ce pourquoi ils ont été formés. Il y a une perte des repères. On a conservé la liberté pédagogique, mais l’essentiel de notre métier passe à la trappe. » Devant les élèves. « On ne travaille pas sur l’humain comme on travaille sur des pièces de fonderie. Certaines réformes introduisent une segmentation du temps de travail qui fait que les collègues ont de plus en plus de mal à travailler en équipe. Ils s’éparpillent trop ».

Le métier ne fait plus rêver. « Nous sommes de plus en plus sollicités par de jeunes enseignants qui envisagent déjà de se réorienter, alors qu’ils viennent à peine d’avoir le diplôme. C’est assez nouveau. Il y a une désaffection dans les concours de l’enseignement, d’autant que la réforme sur la formation des profs est illisible. La difficulté d’enseigner. « L’école, au sens large, est désormais percutée par les difficultés sociales et les problèmes de la société d’aujourd’hui empêtrée dans la crise. Quand on enseigne, on fait face aux élèves mais on rencontre aussi les parents, leurs difficultés. La difficulté d’enseigner aujourd’hui, c’est justement de donner du sens à ce qu’on enseigne. Beaucoup d’enseignants se retrouvent en butte à cette perte de sens. »

Le malaise des profs stagiaires

L’année scolaire est particulièrement difficile pour les 15.000 enseignants stagiaires qui ont été envoyés à la rentrée face à des élèves, sans formation pratique. L’Unsa Education a réalisé une enquête auprès de ces jeunes enseignants, dont Europe 1 révèle jeudi les résultats en exclusivité. Ces jeunes enseignants se sentent mal formés, ils assurent travailler énormément pour préparer leurs cours. Et, signe d’un vrai malaise, 8% d’entre eux ne sont pas sûrs d’avoir envie de poursuivre dans cette voie.

Anna est de ceux-là. A près de 30 ans, elle a choisi ce métier sur le tard, pleine d’assurance. Elle a passé plus d’un an à préparer le concours, puis a enfin accédé en septembre, à son rêve : faire la classe à des collégiens. Mais très vite, Anna a été submergée, débordée de travail, et elle se sent seule. « On a tout de suite 18 heures de cours, donc l’équivalent d’un temps-plein de prof aguerri », témoigne la jeune femme. La situation devient alors invivable. « On a très peu d’heures de sommeil, pas le temps de vraiment manger, une perte de poids assez rapide, une angoisse qui s’installe, beaucoup beaucoup de pleurs », poursuit Anna. « Et vraiment un stress permanent qui ne s’arrête jamais, qui ne s’arrête pas du week-end, qui ne s’arrête pas pendant les vacances. Après plusieurs arrêts maladie, on a tous été d’accord pour dire qu’il valait mieux pour tout le monde, pour moi mais aussi pour les élèves, que ça s’arrête là. Et c’est beaucoup de gâchis. » Sans aller jusqu’à la démission, 85% des stagiaires interrogés par l’Unsa ne se trouvent pas assez formés pour exercer ce métier et manquent de temps pour préparer les cours. Malgré tout, les trois quart d’entre eux continuent de croire en leur métier.

Article tiré de :

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/14/1192462-les-raisons-du-malaise-des-profs.html et

http://www.liberation.fr/societe/2011/01/07/education-le-malaise-des-profs-stagiaires-reconnu-dans-un-rapport-du-ministere_705680

 Mon avis:

Lire mon article « Une frustration ressentie dans mon métier aussi« .

Souffrance des élèves

 

Elle commence à la maternelle:

Les enfants intègre le système éducatif de plus en plus tôt, 2 ans, 2 ans et demi. Le rythme, même s’il tente d’être adapté au rythme de l’enfant est un poids pour les jeunes bambins qui accusent de sérieux coups de fatigue dès la fin de matinée.

Il leur faut s’adapter aux nouveaux adultes, alors qu’ils étaient en famille dans le meilleur des cas (parents, grands-parents), chez une assistante maternelle ou en crèche (1 adulte pour 5 à 8 enfants). Les adultes sont nettement moins nombreux pour s’occuper d’eux, gérer les pleurs, bobos et besoins affectifs. La rentrée scolaire est un stress qui est aggravé par l’impossibilité de l’enseignant et de son ATSEM de gérer aux mieux tous les pleurs au plus près des besoins de l’enfant. Ce dernier doit prendre sur lui, s’accommoder des détresses des autres, partager l’attention des adultes référents, rester assis, calme, écouter, apprendre…

Et là commence le long parcours d’une souffrance à l’école.

La grande difficulté que je relève surtout à la maternelle pour les enfants, c’est de devoir rester assis à travailler. Ils ont besoin de mouvement, de rythme dans les activités et de moment de repos, de « dépaysement ».

Certaines écoles, selon la configuration des locaux, du lieu, de l’accessibilité offrent peu de diversité. Des cours d’école goudronnées, sans ou avec peu de végétation, sans matériel de jeu. Des sorties limitées. On reste dans la classe, dans l’école. Cela est notamment dû au fait que les risques d’accidents, de précédents judiciaires ont eu pour effet privilégier leur suppression.

L’école est donc un lieu de contraintes, de nivellement, de façonnage selon un un modèle. Il faut se plier aux exigences du système, de l’autorité toute puissante, répondre aux attendus.

Ceux qui s’adaptent, slaloment entre les gouttes vont avoir un parcours relativement tranquille. Ceux qui cumulent les difficultés (sociales, scolaires…) vont subirent difficultés voire humiliations.

Les enfants ayant des « troubles » (le mot est sympathique) d’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, …), de comportement, des phobies…

Les professeurs étant peu ou pas du tout formés, imaginez le cocktail…

Pour ces élèves là, il faudrait que l’école s’adapte à eux et non le contraire. L’élève n’est-il pas au centre du système? Mais, cela implique plus de moyens (pour la formation des enseignant, pour les personnels en plus et pour le matériel pédagogique et les projets de prise en charge). Vaste programme…

A lire aussi:

http://dcalin.fr/textes/souffrance_ecole.html

 

 

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